Initialement attendue à l'automne 2026, l'entrée en vigueur des évolutions françaises liées à la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) est désormais reportée au 1er janvier 2027. Début juin, la Direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP) a confirmé ce calendrier, sans en préciser les raisons.
Si la France fait partie des États membres les plus avancés dans la mise en œuvre de cette réglementation, plusieurs points techniques restent encore à arbitrer. Parmi eux figure notamment l'estimation de la durée de vie résiduelle des équipements de chauffage et de climatisation. Une mission jugée particulièrement sensible par une partie de la profession, qui redoute une augmentation des risques de contentieux pour les diagnostiqueurs.
L'européanisation ne concerne pas uniquement le diagnostic de performance énergétique. La directive prévoit également la mise en place d'un « passeport rénovation européen », inspiré du principe de l'audit énergétique déjà bien connu en France. Son objectif reste identique : proposer un parcours de travaux progressif et cohérent afin d'améliorer durablement la performance énergétique des logements.
Cette harmonisation s'accompagnera toutefois de nouvelles exigences. Les scénarios de rénovation devront notamment faire apparaître un logo « ZEB » (Zero Emission Building) lorsque les objectifs de bâtiment à zéro émission sont atteints. De nouvelles informations relatives à l'économie circulaire, au réemploi des matériaux de construction et à leur impact environnemental viendront également enrichir ces documents. Comme pour le DPE européen, ces évolutions entreront en vigueur le 1er janvier 2027.