En 5 points :
1. Vers un nouveau coefficient pour le DPE ?
Le gouvernement envisage de corriger un déséquilibre du diagnostic de performance énergétique (DPE) qui défavorise actuellement l’électricité. Aujourd’hui, 1 kWh d’électricité consommé est comptabilisé comme 1,9 kWh, ce qui pénalise les logements chauffés à l’électrique. Le projet prévoit de réduire ce coefficient à environ 1,7, conformément aux règles européennes. Cette modification permettrait d’améliorer la classification énergétique de nombreux logements. À plus long terme, la France souhaite même harmoniser le traitement de l’électricité et des énergies fossiles au niveau européen, afin de mieux refléter le caractère largement décarboné de l’électricité et les objectifs climatiques.
2. Disparition du gaz dans les constructions neuves
Dès 2027, les bâtiments neufs ne pourront plus utiliser le gaz, même en solution d’appoint. L’objectif est d’éviter toute nouvelle dépendance à cette énergie, avec une ambition claire : qu’aucune construction neuve ne consomme de gaz à partir de 2030.
3. Des aides à la rénovation recentrées sur l’électrique
Les dispositifs d’aide à la rénovation, notamment MaPrimeRénov’, vont évoluer en profondeur. Les rénovations importantes financées ne pourront plus maintenir un chauffage au gaz. Les travaux devront privilégier des solutions bas carbone, comme les pompes à chaleur, afin de favoriser la sortie des énergies fossiles et éviter de subventionner des équipements dépendants du gaz.
4. Réduction des nouveaux raccordements au gaz
Le plan prévoit de supprimer un mécanisme incitatif : désormais, les coûts de nouveaux raccordements au gaz seront entièrement à la charge des demandeurs. Cette mesure vise à rendre plus attractives les alternatives plus écologiques, notamment les solutions électriques.
5. Une solution “clé en main” pour les pompes à chaleur
La pompe à chaleur devient l’option privilégiée pour remplacer les chaudières fossiles. Une offre complète sera proposée aux ménages modestes, incluant installation, entretien, financement et éventuellement fourniture d’électricité, avec un paiement étalé sur plusieurs années. L’objectif est de proposer une mensualité inférieure aux anciennes factures d’énergie, sans avance de frais, et de généraliser ces équipements pour atteindre un million d’installations d’ici 2030.